Le principe du test EN 356
La norme EN 356 définit deux familles de tests. La première, pour les classes P1A à P5A, consiste à lâcher une bille d'acier de 4,11 kg depuis des hauteurs croissantes (de 1,5 m à 9 m) sur le vitrage. La seconde, pour les classes P6B à P8B, simule des attaques à la hache : un nombre croissant de coups portés dans un carré de 0,35 m × 0,35 m. Le vitrage doit résister sans créer d'ouverture permettant le passage d'une main.
Plus le chiffre est élevé, plus la résistance est importante. Un P1A résiste à 3 chutes de bille depuis 1,5 m ; un P5A résiste à 3 chutes depuis 9 m. Un P6B encaisse 30 à 50 coups de hache, un P8B en encaisse plus de 70. La classe obtenue dépend directement de la composition du vitrage feuilleté et de l'épaisseur des intercalaires.
Classes pratiques et correspondances feuilletés
En pratique, les vitrages courants atteignent les classes suivantes. Un feuilleté 44.4 atteint généralement la classe P2A. Le 44.6 (SP10) correspond à la classe P4A ou P5A selon les compositions certifiées. Le 66.8 (SP15) peut atteindre P6B. Les vitrages à PVB spéciaux ou à intercalaires rigides (SGP) permettent d'atteindre P7B et P8B avec des compositions spécifiques.
Ces correspondances sont indicatives : la classe réelle dépend de la certification du fabricant, pas seulement de la référence chiffrée. Un vitrage certifié EN 356 P4A doit avoir fait l'objet d'essais en laboratoire accrédité. Lorsque votre assureur ou votre bailleur exige un classement précis, demandez le certificat de conformité du vitrage commandé.
Lien avec les exigences SP10 et SP15
Les termes SP10 et SP15 sont des appellations françaises utilisées dans les contrats d'assurance multirisque professionnelle. SP10 correspond généralement à un vitrage feuilleté 44.6 atteignant EN 356 P4A minimum. SP15 correspond à un 66.8 atteignant P6B minimum. Ces niveaux sont souvent exigés pour les vitrines de commerces dans les zones à risque élevé.
Si votre contrat mentionne SP10 sans référence à l'EN 356, demandez une clarification à votre assureur : certains contrats anciens utilisent des terminologies propriétaires. Lors d'une demande de devis à Verre d'Or pour une vitrine de commerce, précisez le classement requis afin que la composition commandée soit conforme.
Ce que la norme ne couvre pas
L'EN 356 teste uniquement le vitrage lui-même, pas l'ensemble de la paroi (châssis, dormant, fixations). Un vitrage P6B mal scellé dans un châssis fragile n'offre pas le niveau de protection prévu. La résistance globale dépend aussi des serrures, charnières et systèmes d'ancrage.
De même, l'EN 356 ne couvre pas la résistance aux tirs (EN 1063) ni la résistance aux explosions (EN 13541). Si votre projet concerne une banque, une bijouterie ou un site sensible, d'autres normes plus contraignantes s'appliquent. Pour les commerces courants, les classes P4A et P6B répondent aux demandes d'assurance les plus fréquentes.
Questions fréquentes
SP10 correspond-il exactement à EN 356 P4A ?
Approximativement. SP10 désigne un feuilleté 44.6 dont la résistance est comparable à P4A, mais la correspondance exacte dépend du contrat d'assurance. Demandez à votre assureur la norme de référence précise si le contrat ne la mentionne pas.
Faut-il fournir un certificat EN 356 à son assureur ?
Certains assureurs l'exigent, d'autres acceptent la facture avec la référence du vitrage. Vérifiez les pièces justificatives requises par votre contrat.
Verre d'Or peut-il fournir des vitrages certifiés EN 356 ?
Nous découpons les compositions courantes (44.6, 66.8) qui correspondent aux classements P4A/SP10 et P6B/SP15. Pour les certifications spécifiques avec rapport de test, renseignez-vous lors de votre demande de devis.